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De l'art d'être une tromperie ♛ Samaël

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MESSAGES : 10
DATE D'INSCRIPTION : 11/04/2017
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Ven 14 Avr - 20:01




Samaël Gabriel Abramowitz

- Nom : Abramowitz
- Prénom : Samaël, aussi surnommé Sam, Samy, Samouille, Samagace, petit con, sale gosse... Comme vous voulez.
- Âge : 15 ans, mais il a redoublé une fois, du coup il est en troisième.
- Sexe : Masculin
- Nationalité : Français
- Occupation : Parasite et Pickpocket quand il a faim, rêveur à temps plein le reste du temps. Sinon, il va au collège, des fois.
- Situation financière : Misérable. Si la famille Abramowitz fut un temps riche et influente au sein de Paris, elle est aujourd’hui dépouillée de ses richesses ; elle n'a cependant pas perdu en notoriété, et est aujourd'hui tristement connue pour son passé et sa situation précaire actuelle.
- Autres : Sam et sa gueule d'ange abîmée ; quoiqu'il arrive, vous le verrez toujours couverts de pansements un peu partout, et il ne se passe pas un jour sans qu'il soit doté d'au moins un bleu, d'au moins une plaie ouverte ou une écorchure au visage, et il est fort possible qu'il détienne le record du nombre de fracture du nez. On croit souvent à tort qu'il vient de se faire casser la figure, mais Sam n'a jamais été un grand bagarreur : il est juste doté d'une maladresse légendaire, et il passe le plus clair de son temps à avoir le nez en l'air plutôt qu'à regarder où il met les pieds.
Samaël passe sa vie à se cogner et à trébucher un peu partout, mais si vous lui posez la question, il vous dira qu'il s'est fait ça dans une mauvaise bagarre (dont il est, bien évidemment, sorti victorieux) ; sans jamais vous avouer qu'il s'est simplement ramassé par terre la tête la première.


Mon côté vilain

- Surnom : C'est là tout l'intérêt du personnage ; personne ne s'est encore décidé quel nom de super-vilain lui attribuer. Il y a bien ce M, inscrit sur son torse, sorti de nulle part, mais lui-même n'a aucune idée de ce qu'il représente ; c'est une énigme, à l'image de la réputation qu'il s'est forgé. Lorsque la presse ou les internautes souhaitent parler de lui, ils se contentent de lui donne des petits qualificatifs commençant par M : le Morveux, le Magnifique, le Minable, le Monstre, le Merveilleux... C'est au goût de chacun, et lorsque les gens manquent d'inspiration, ils finissent par l'appeler « le vilain en M », ou juste « Monsieur M », « Docteur M », ce genre de choses. Mais sinon, son nom reste encore un vrai Mystère, et si vous lui posez la question, il se contentera généralement de prendre une voix atrocement grave et de déclarer « Je suis Batman. »
- Miraculous ? : Son Miraculous est en fait sa boucle de ceinture. Il trouve le concept un peu bizarre, mais en somme, c'est relativement pratique : discret et impossible à voler à moins d'avoir l'intention de le déshabiller. Elle n'a rien d'extraordinaire, c'est une boucle de ceinture en argent plutôt banale, assez brillante ; elle semble presque luxueuse, ce qui fait assez tâche sur lui.
En général, lorsqu'elle se met à scintiller, c'est le signal pour indiquer que la dé-transformation approche. Plus elle clignote, plus le temps lui est compté, et il se doit de la regarder régulièrement pour estimer le temps qu'il lui reste : de ce fait Samaël a développé cette manie étrange qu'est de toujours surveiller sa boucle de ceinture, qu'il soit transformé ou non.

- Kwami ? : Rhapsody est un rat ; un chieur ; il n'est pas particulièrement mignon, ni même attachant. Il a une apparence tout à fait banal, le poil gris épais, les oreilles et la queue rose, les yeux noirs, et voilà. C'est un rat-leur, et un rat-din ; en tout cas, c'est comme ça que Samaël aime l'appeler : ni l'un ni l'autre ne se rappellent de la dernière fois que le garçon a appelé son Kwami par son réel prénom, tant il use de jeux de mots plus mauvais les un que les autres pour l'appeler.
C'est bizarre, mais il semble détester le fromage, et tout ce qui pue en général (ce qui explique pourquoi il n'aime pas trop Samaël), mais il semble avoir une obsession étrange pour le lait. C'est probablement le seul point commun qu'il partage avec son propriétaire.

- Capacités : Comme tout bon rat, Sam est doté d'une ouïe et d'un odorat éminemment  plus développé Si l'on considère que son corps plus léger lui permet quelques folies acrobatiques et une agilité plus ou moins accrue, Samaël restant Samaël, il n'en reste pas moins gauche et a vite fait de se casser la figure en voulant faire un salto, ou même une simple roue.
Au niveau des combats, Samaël a un instinct plus développé que la moyenne et son esprit tactique lui permet de penser à de nombreuses éventualités en même temps qui l'empêchent de se faire réellement surprendre par ses adversaires ; couplé à son acuité visuelle qui lui permet de bien viser, toucher une cible en mouvement avec son lance-pierre n'est pas aussi difficile qu'il y paraît pour lui.
Ceci étant dit, n'espérait jamais faire un duel sérieux quel qu'il soit avec lui ; non seulement il ne sait pas se battre, mais ses coups sont aussi efficaces que des caresses. Ceci dit avec sa vitesse, il n'a pas vraiment de mal à prendre la fuite ; il sera en revanche épuisé au bout de quelques misérables minutes.

- Attaque spéciale : Contorsionniste : Ce n'est aucunement une attaque, mais bel et bien un moyen de fuite : lorsque la situation devient critique, Samaël a la capacité de changer son corps comme il le veut afin de l'aplatir, le plier, le rétrécir... Plus aucun passage n'est trop étroit pour lui à ce moment là.
Une seule limite : il ne peut pas faire grossir son corps, seulement le réduire par rapport à sa taille actuelle.

- Costume : Samaël lui-même ne sait pas trop quoi penser de son costume ; il le trouve à la fois grotesque et classe. Il lui apporte bien des avantages ; grâces à ses tons gris et noirs, il n'a aucun problème pour ses fondre dans la nuit. Sa cape et sa capuche rabattue sur le crâne, ainsi que le masque noir qui vient épouser parfaitement la forme de son visage par-dessus ses yeux lui permettent tout deux un anonymat total. Il n'y a que cet étrange M, sur son torse, qui lui confère un semblant d'identité ; mais laquelle ?
Et puis il y a le reste du costume : les vieilles bottes en cuir, le justaucorps gris tirant sur le violet, les grandes oreilles sur sa capuche, et la longue queue que forme le prolongement de sa ceinture. Samaël n'a pas forcément honte de son costume, il essaie de se convaincre que ça aurait pu être pire, mais il trouve quand même que ça manque de bling-bling.
Il jouit tout de même d'un aspect pratique : les petites griffes au bout de ses gants lui permettent de grimper des façades, et le prolongement de sa ceinture est d'une rigidité particulière qui, derrière-lui, lui sert de balancier lorsqu'il se tient en équilibre sur une petite surface.  Et puis, il faut quand même admettre que le slip passé par-dessus sa paire de collant lui tient quand même relativement chaud là où il faut.+

- Arme : Un flingue. Pour compléter la panoplie du parfait sale gosse de Monsieur M, quoi de mieux qu'un... Lance-Pierre. Le super-vilain Magistral armé de son lance-pierre arrive, tremblez pauvres mortels.
Samaël a beau trouver son arme tout à fait risible, elle sort tout de même de l'ordinaire : l'élastique du Lance-Pierre est incassable et peut s'étirer à l'infini (ou, en tout cas, il n'est jamais parvenu à en atteindre les limites) ce qui peut l'aider à se suspendre en cas de besoin, ou à s'en servir comme propulseur pour son propre corps(oui oui). Un petit compartiment est situé près du manche (ce-dernier extensible, mais pas à l'infini) et stock des munitions ; là encore, il lui semblerait qu'il en ait une quantité illimitée car il n'en est jamais tombé à court.


Caractère

Il y a des choses si imprévisibles qu'il est impossible de les appréhender ; d'une incertitude la plus totale, elles finissent inévitablement par vous tomber dessus sans que vous ne les ayez jamais vues venir.

Samaël est une de ces choses, il l'a toujours été ; car il est impossible de prédire l'arrivée -ou la chute- d'un personnage tel que lui dans sa vie ; on suit avec attention ses pas gracieux lorsqu'il passe, lorsqu'il vient, lorsqu'on le découvre pour la première fois, et dans son dos on murmure des « Quel adorable petit ange... »

Samaël est indubitablement angélique, dans la finesse de ses traits encore juvéniles, sa peau parcourue de tâches de rousseurs et ses cheveux à faire pâlir les champs de colza des contrées lointaine ; c'est une forme d'exotisme qui se dégage de lui lorsqu'il se pavane. Mais personne n'est  dupe, il faut plus que des jolis sourires pour que le monde se prosterne aux pieds de quelqu'un.

Mais Samaël est plus qu'une jolie poupée de cire, à la peau lisse et au regard brillant ; il jouit de talents certains, de capacités intellectuelles, par la chance de les avoir durement étudiées, d'en être naturellement doué. Lorsqu'il s'agit de calcul, de lecture, d'histoire, de géographie, d'art, de philosophie, de danse, d'équitation, de langues étrangères, Samaël sait se démarquer, se mettre en avant ; il sait attirer les regards, l'admiration, l'envie et la fierté. À 15 ans, Samaël n'aurait aucun mal à se mêler parmi les adultes pour leur tenir la conversation, et c'est d'autant plus dommage pour eux qu'ils n'en bénéficieront jamais ; comme si Samaël allait se mélanger à quelque chose d'aussi répugnant qu'un adulte.

Il ne faut jamais se fier à sa première impression. La vérité derrière cette image céleste, cette attitude princière, s'avère mêlée de contradictions et de paradoxes. Samaël, un prince ? Non, il est un roi, et son régime est une monarchie absolue.

Samaël est une arnaque.

L'escroquerie personnifiée, dans sa forme la plus parfaite ; dans ses belles paroles, ses manières élégantes et sa posture impeccable -qu'il a apprit à maîtriser au milieu de la haute société, parmi les grands-, ses réflexions mûres et son discours poli, il embobine son monde, il éblouit ses pairs et envoûte son assemblée ;

Et c'est ainsi qu'il cache la vermine qu'il est ;

Samaël ne sera jamais quelqu'un de vertueux ; et il ne sera probablement jamais quelqu'un non plus. Il est plein de mensonges et de vices, cachés derrière son armure en or et ses belles attitudes, Sam n'est ni un adulte, ni une belle personne ; et il ne sera jamais angélique

Il n'est qu'un pauvre môme, il n'est qu'un sale gosse ;

Samaël n'est que Sam, ce garçon qui pourrait exceller à l'école s'il prenait le temps d'y venir ; qui insulte ses professeurs en les regardant droit dans les yeux ; qui pique les affaires de ses camarades lorsqu'il est contrarié ; qui fait des croche-pattes à ce type avec qui il s'est disputé quand il était en 6ème, parce plus rancunier que lui, on n'a pas encore trouvé ; qui n'hésitera pas à coller son chewing-gum dans les cheveux de cette fille si elle continue d'être une pimbêche avec tout le monde ; qui parle toujours trop fort pour que sa voix couvre celle des autres ; qui accuse toujours les autres à sa place lorsqu'il fait une connerie ; qui finit toujours pas casser une vitre quelque part mais, comme je l'ai dit, c'est pas lui ! ; qui fait exprès d'écrire n'importe quoi sur son interro pour que son voisin qui copie ait une mauvaise note ; qui n'a plus peur de voler les touristes en leur faisant les poches et s'acheter de quoi manger ; qui alimente une haine profonde pour Adrien Agreste qui n'a jamais rien fait de spécial, à pars exister ; qui, finalement, n'hésite pas semer des soupçons sur l'identité de Chat Noir à base de « Eh, je dis pas que c'est moi, juste qu'on nous a jamais vu ensemble dans la même pièce... » ;


Mais Samaël, ce n'est qu'un enfant comme un autre, finalement ;

Un gamin qu'on a voulu traîner de force dans le monde des grands et du show-biz, et le voilà que la puberté tout juste commencée, il n'est encore qu'un pauvre môme un peu perdu, un enfant blessé par la vie.

C'est un enfant qui rêve encore d'histoires de pirates, de ninjas et de super-héros ; à faire des guirlandes d'oiseaux en papier ; et puis des avions qu'il lancera dans la cour de récré ; ou peut-être sur un de ses profs à cause de sa mauvaise note ; à raconter des blagues un peu nulles mais auxquelles il se forcera de rire pour se donner bonne figure ; à avoir le nez en l'air plutôt qu'à regarder où il met ses pieds ; à mettre des pansements de toutes les couleurs parce que, finalement, ça fait moins mal comme ça ; à parler d'amour en grimaçant comme s'il mordait dans un citron ; alors qu'au final, peut-être que ça l'intéresse, un tout petit peu ; à collectionner des stickers et des cartes de ses personnages préférés ; à faire des tatouages malabar sur la joue de ses copains, quand ils s'y attendent pas ; à faire des bulles de salives devant sa sœur pour l'embêter et la voir râler de dégoût ; à embêter les plus jeunes que soit en les taquinant sur leur taille ; et puis, se faire embêter aussi par les plus grands, parce que bon, ce n'est que justice ; à associer des idées loufoques les unes entre elles, puis avoir des conversations sans aucun sens au final ; à voler des sous pour pouvoir acheter ce jouet que sa petite sœur regardait dans la vitrine ; à jouer le super-vilain sans finalement faire de mal à qui que ce soit ; sans rien faire d'autre que de jouer au méchant, en mettant un peu le bazar en ville juste pour avoir quelqu'un avec qui s'amuser ; et oublier qu'à la maison, il y a sa sœur qui dort sur un paquet de sable et sa mère, qui dépérit, et perd ses cheveux au fil des mois et des nouvelles factures.

Samaël on a voulu le faire grandir un peu trop vite et, maintenant qu'il a réussit à échapper à cette emprise, il n'y arrive plus. Il arrive plus vraiment à se détacher de ses sourires un peu gamin, ses habitudes enfantines (non, ce n'est pas un doudou que vous voyez dépasser de son lit, c'est faux), et de ces rêves qu'on a tenté de lui arracher à peine sorti du berceau ; qu'on a voulu piétiner comme s'ils étaient la chose la plus abjecte qui soit.

Mais, Samaël il vous le dira : c'est beau, de rêver.

Finalement Samaël, c'est cet escroc qui a préféré se tourner en vilain, pour être sûr que ses héros préférés s'occupent de lui, et qu'on le laisse un peu vivre l'enfance qu'on lui a dépouillé en voulant faire de lui un prince enfermé dans une cage en or plaqué.

Samaël est une tromperie ; il ne sera jamais un aristocrate, il ne sera jamais un enfant de chœur, il ne sera jamais un super-héros. Il ne sera que Sam ; ce petit garçon qui les regarde sauver la ville avec une fascination exacerbée, ce petit garçon qui sourit toujours d'une oreille à l'autre, qui chantonne votre nom d'un air moqueur ou joyeux, qui se demande s'il va pouvoir aider sa sœur à ne pas finir comme lui, qui au petit matin se demande s'il doit rentrer chez lui alors qu'il a passé sa nuit dehors pour ne pas croiser sa mère ; ce petit garçon, qui agonise en secret.

Ne lui faites jamais confiance, n'espérez rien d'autre de ses sourires que l'écho terrible de cette amertume qu'il tente de cacher dans ses viscères, la colère sourde qui gronde dans ses entrailles, la jalousie qui suinte sur sa peau doré, dans sa forme la plus parfaite ; son armure dorée, au final, ce n'est que du toc, et il ne lui reste plus que ses lambeaux rêves pour l'empêcher de sonner creux lorsqu'on tape dessus.

Il y a des choses qui sont irréparables, car elles nous sont tombées dessus sans qu'on ne les voie venir.

Et il n'y rien de plus terrible que d'éventrer les rêves d'un enfant.

Histoire


Enferme un oiseau dans une petite cage, et il chantera pour toi.

Sa naissance fut sa plus grande tragédie.

Samaël faisait partie de ceux qui, par le simple bonheur d'être bien né, avaient déjà tout avant même d'être conçu. Tout ce que vous pouviez désirer, Samaël n'aurait su en manquer en tant qu'héritier d'une famille aussi impériale que les Abramowitz.

Sa naissance fut ainsi entourée de murmures et de ouïe-dire. L'ont dit alors de lui qu'il deviendrait quelqu'un ; éduqué dans l'espoir qu'il s'élève dans une société où l'argent prime, on aurait fait de lui un roi , écrasé sous des kilos de parures dorées ; on l'aurait alors exposé sur les étagères de la société aux yeux de l'opinion publique comme le plus beau des trophées, et il aurait souri ; il aurait souri à longueur de temps comme il était censé le faire, comme on le lui aurait appris, et ce afin de charmer les foules parisiennes. 

Sorti du berceau, Samaël était déjà traîné dans les soirées mondaines, on avait déjà commencé à façonner sa pierre, à lui tailler le squelette, à conditionner son cerveau poupin à la vie qui l'attendait ; une vie de prince, en somme.

Battre l'enfant tant qu'il est encore chaud ; si les parents de Samaël n'eurent la décence de lever la main sur lui que pour des gifles bien placées, certaines blessures n'avaient pas besoin de coups pour se former. 

Car c'est ainsi que Samaël fut battu ; à coups de mots et de diktats, on lui gratta la peau et le frappa à même la chair pour le sculpter, le façonner comme un vulgaire caillou, bijou raffiné en devenir, le tout afin de le sublimer lui offrir cet éclat doré qui lui revenait de droit par le simple bonheur d'être né en tant que Samaël Gabriel Abramowitz. Poli jusqu'à la moelle comme une pierre précieuse, un seul but se profilait lorsqu'il foulait son existence de ses pas gracieux et aériens : la perfection.

Si jeune et tout en lui hurlait déjà un idéal : on couvrait de louanges la blondeur de ses boucles, la pureté de sa peau, l'éclat de ses yeux bleus, la grandeur de ses sourires, la précision dans son phrasé, l'élégance de ses gestes et, enfin, la sagesse de son esprit ; il irradiait.

Lorsque Samaël avait le malheur de se détacher de l'image qu'il se devait d'arborer, il était châtié, giflé, et on lui torturait l'esprit jusqu'à ce qu'il se remette sur le droit chemin. Samaël n'aurait su s'opposer à ce qu'on faisait de lui, conditionné à même son âme, les autres enfants n'étaient que les malheureux sujets de son règne ; inatteignable dans sa tour doré, il était inconcevable que l’œuvre d'art qu'il était se mêle à ces Hommes si imparfaits.

Mais Samaël n'aurait su briller sans une part d'obscurité ; sinon comment distinguer ce qui doit s'illuminer au reste des choses. Ainsi, c'était un enfant dénué d'amour ; une coquille vide, une armure creuse ; sous la toile, un ramassis de sentiments enfouis et reniés, la dépouille de son humanité, de cette enfance qu'on lui interdisait de vivre. Son cœur ne battait plus.

Et jamais il ne riait, et jamais il ne pleurait ; ses sourires de plastiques étaient tout ce qu'il pouvait accorder.

À la naissance de sa sœur, il ne ressentit rien, pas même de la rivalité ; elle ne pourrait atteindre ce qu'il était aujourd’hui, et ce qu'il serait demain. Sa sœur était là, dans sa maison, son palais, et il l'ignorait royalement comme si elle n'était qu'une vulgaire décoration au milieu du mobilier.

On aurait aimé faire de Samaël un astre autour duquel graviterait tout un monde, quitte à faire brûler ses propres ailes de chérubin. Il aurait fait cracher de jalousie, hurler de convoitise et médire les bonnes-femmes envieuses et bercées d'acrimonies. On tentait d'encadrer son visage, ses paroles, d'en faire un tableau à coups de pinceaux méticuleux ; chacune de ses lignes étaient corrigées pour retirer tout mouvement, et le figer dans sa forme la plus parfaite, lorsque, enfin, on aurait extrait le divin de sa charogne ; on en aurait fait une statue grecque.

Car Samaël n'aurait su se contenter d'être un Homme, mortel et emplit de défauts ; il avait sa place parmi les Anges.

En haut de sa tour de Babel, que les mains des adultes rapiats avaient construits sous ses pieds, Samaël n'avait plus qu'à tendre la main pour enfin atteindre les cieux, la place qui lui revenait de droit.

Et comme dans toutes les tragédies, les Dieux s’étaient joués de lui, et c'est une chute longue et douloureuse qui l'attendit au tournant.

Sa tour s'était effondrée dans un vacarme de hurlements et de pleurs désespérés, et tout ce qui constituait son univers, tout ses biens, disparurent d'un jour à l'autre ; la famille Abramowitz ruinée et salie.

Samaël n'avait plus sa place parmi les anges, ses ailes brûlées, on tenta de le traîner plus bas que terre, là où les flammes le consumeraient jusqu'à l'âme.

À trop vouloir sculpter sa chair impubère, on lui aura brisé les os ; l'infanticide est commis, il n'est qu'une âme boitillante coincée dans une errance terrible au milieu de ses jouets éventrés, la carcasse de son enfance s'il en avait un jour eu une.

On tenta alors de le garder enchaîné dans sa cage doré, de lui recoller ses plumes en les enfonçant sous sa peau à lui en faire hurler de douleur, mais le mal était fait, le venin déjà dans ses veines gonflées de colère, et sa sentence inévitable :
« Je ne veux plus qu'on me dicte ce que je dois faire. »

Ce sont les caprices qui chamboulent des vies ; ce fut donc sur un caprice que Samaël marqua le début d'une longue série d'escroqueries.

Le roi qu'on en avait fait troqua sa couronne de monarque contre le sceptre du tyran ; et il régnerait en maître sur sa vie, sur ses proches, sur ses sentiments ; on lui accorderait ses désirs les plus cruels. On lui avait promis le monde à sa botte, on l'avait adulé puis dépouillé de tout ; les adultes paieraient le prix de leur cupidité sur sa personne.

Et il troqua son halo contre les cornes du diable ; ses sourires angéliques ne pourraient s'incommoder de choses telles que la bonté. Somme toute, Samaël n'était plus figé en œuvre d'art ; il prenait vie en monstruosité.

Parce que finalement, son cœur se mit à battre, douloureusement ; et il fut assaillit par tout ce qu'il avait toujours répugné chez les autres, chez ses sujets, ces Hommes imparfaits ; l'envie, la colère, l'amertume, la jalousie, le désespoir, la solitude, tout un tas de choses innommables, infâmes et nauséabondes.

Françoise-Dupont fut la première école dans laquelle il mit les pieds, à l'âge de dix ans ; le premier lieu où il se mêla à toute cette humanité à laquelle il n'avait jamais touché. Son nom le suivrait où qu'il aille, dans les regards méprisants de ses professeurs, dans les paroles  moqueuses de ses camarades, mais Samaël traçait sa route, la tête haute, en bon petit prince.  

Sa mère continue de le traiter comme un objet, un petit bijou qu'elle aurait fabriqué d'elle-même ; elle n'arrivera probablement jamais à le traiter différemment. Sa sœur grandit et il met tout ce qui est en son pouvoir pour qu'elle connaisse un autre sort que lui ; il l'aime, comme il n'a jamais aimé personne, et comme il n'aimera jamais personne d'autre, pas même lui-même. Son père, quant à lui, est parti. Personne ne saura jamais où.

Samaël ne rêverait plus jamais que d'une seule chose : pouvoir rêver, aimer et vivre, comme il l'avait toujours voulu ; et si la cupidité des adultes aura eu raison de ses sourires candides transformés en des rictus froids et mauvais ; de ses regards ingénus mués en des œillades méfiantes et calculatrices ; Samaël ne cessera jamais de rêver.

Même dépossédé de ses richesses, de gloire, d'amour ou de ses ailes ; Sam ne saurait se priver de sa liberté de rêver.

L'ironie du sort, sans doute, lui fit mettre la main sur un Miraculous l'année passée ; celui du rat, par-dessus le marché. Après tout, qui d'autre aurait pu s'habiller en vermine aussi bien que lui ?

Il n'y a vraiment rien de plus terrible que d'éventrer les rêves d'un enfant.

In Real Life

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- Autres : I'm in love with Gil 
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Maître du Jeu
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Sam 15 Avr - 22:33
Te voilà validé !

Coucou Samagace hehe. Je te l'ai déjà dit, mais omg, j'adore ton persoooo ! ;w; Tu peux dès à présent faire ta fiche de lien, ainsi que demander des RP et faire ton journal de bord où tu pourras relater tes aventures au même endroit. Ah oui, et n'oublie pas de jeter un coup d’œil aux recensements pour éviter les doublons. C'est à peu près tous les points importants. Si tu as la moindre question, n'hésites pas à en faire part au Staff ! Bon jeu parmi nous. ~
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